Devoirs des propriétaires à Montréal : discrimination liée à la source de revenu

Logement et normes de construction Quebec 5 min de lecture · publié 11 février 2026 Flag of Quebec

À Montréal, Québec, les propriétaires doivent éviter les pratiques qui discriminent un locataire ou un candidat en raison de leur source de revenu. Ce résumé explique le cadre des droits de la personne applicable, comment évaluer les demandes, les voies de plainte et d'application disponibles pour les locataires, et des mesures pratiques pour réduire le risque juridique pour les propriétaires et gestionnaires immobiliers. Il couvre quand un propriétaire peut demander des renseignements financiers, comment traiter l'aide sociale, les pensions ou les allocations de logement, et comment les organismes municipaux et provinciaux traitent les signalements et les recours. Les références ci-dessous renvoient aux organismes officiels du Québec et de Montréal et sont à jour en date de février 2026.

Si vous suspectez une discrimination liée à la source de revenu, documentez l'annonce, les communications et les dates des décisions avant de déposer une plainte.

Ce que les propriétaires ne doivent pas faire

Les propriétaires à Montréal ne doivent pas refuser de louer, imposer des conditions différentes ou publier des exclusions visant des candidats en raison de leur source de revenu (par exemple, aide sociale, pensions d'invalidité ou allocations de logement). Utilisez des critères de sélection objectifs et documentés qui s'appliquent également à tous les candidats.

  • Exiger uniquement des documents financiers vérifiables et maintenir des seuils cohérents pour tous les candidats.
  • Appliquer des politiques écrites expliquant le ratio loyer-revenu, les preuves acceptables et les règles de cosignataire.
  • Envisager des alternatives raisonnables comme des garants ou des dépôts de garantie plus élevés uniquement si elles sont appliquées de façon uniforme.

Amendes et application

La discrimination liée à la source de revenu en matière de logement est traitée principalement en vertu du droit québécois des droits de la personne et appliquée par des organismes provinciaux; les municipalités fournissent aussi orientation et renvoi. Les montants précis des amendes ou sanctions statutaires pour un propriétaire privé visant spécifiquement la discrimination liée à la source de revenu sont non précisés sur les pages provinciales citées. Pour les plaintes en matière de droits de la personne et les recours, consultez les organismes provinciaux indiqués ci-dessous.[1][2]

  • Organismes d'application : les plaintes de discrimination sont traitées par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) pour enquête et par des tribunaux administratifs pour les recours.[1]
  • Recours civils ou administratifs : le Tribunal administratif du logement ou les tribunaux civils peuvent entendre les différends locatifs connexes; la CDPDJ peut recommander des recours ou référer aux tribunaux.[2]
  • Amendes et sanctions : les montants précis pour discrimination liée à la source de revenu ne figurent pas sur les pages citées et sont donc "non précisés sur la page citée".
  • Mesures non pécuniaires : les issues possibles comprennent des injonctions de cesser les pratiques discriminatoires, une indemnisation aux victimes et des mesures déclaratoires selon les procédures en droits de la personne.
  • Voies de plainte : déposer une plainte de discrimination auprès de la CDPDJ et saisir le Tribunal administratif du logement pour les différends locatifs ou ordonnances urgentes le cas échéant.[1]
  • Recours et appels : les procédures diffèrent selon l'organisme; les délais et voies d'appel dépendent de l'instance — consultez l'organisme d'application pour les échéances qui ne sont pas précisées sur les pages citées.
Les recours administratifs et les délais varient selon le forum et sont fixés par l'organisme d'application.

Demandes et formulaires

Pour initier une plainte en droits de la personne, les plaignants utilisent le processus de dépôt de plainte de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse; les détails et formulaires sont fournis sur le site de la CDPDJ. Pour les différends locatifs liés à l'accès ou à l'expulsion, le Tribunal administratif du logement fournit des formulaires de demande et des instructions. Les numéros de formulaire, frais, délais ou frais de dépôt spécifiques ne sont pas précisés sur les pages citées; consultez les pages officielles liées pour les formulaires et méthodes de dépôt à jour.[1][2]

Mesures pratiques pour les propriétaires

  • Rédigez une politique écrite de demande de location indiquant les documents requis et les seuils de revenu objectifs.
  • Acceptez des preuves équivalentes de revenus stables comme des relevés de pension, lettres d'aide sociale ou confirmations d'allocation de logement lorsque pertinent.
  • Répondez par écrit aux candidats refusés en fournissant la raison objective du refus pour réduire les litiges ultérieurs.
Une sélection cohérente et documentée réduit le risque d'une plainte pour discrimination.

FAQ

Un propriétaire peut-il refuser un locataire parce qu'il reçoit de l'aide sociale ?
Généralement non ; refuser uniquement en raison de la source de revenu peut constituer une discrimination au regard des protections québécoises en matière de droits de la personne et être contestable. Déposez une plainte auprès de la CDPDJ pour évaluation.[1]
Que doit faire un locataire qui soupçonne une discrimination ?
Rassembler les copies de l'annonce, des communications et de la décision, puis contacter la CDPDJ pour déposer une plainte et envisager une demande connexe au Tribunal administratif du logement si une expulsion ou un problème d'accès survient.[1][2]
Les propriétaires peuvent-ils exiger des garants plutôt que d'accepter des allocations de logement ?
Les propriétaires peuvent fixer des exigences de sélection neutres, mais appliquer des règles de garants de façon sélective à des candidats selon leur source de revenu risque d'être considéré comme discriminatoire.

How-To

  1. Documenter l'incident : conserver les annonces, courriels, textos et notes de conversations avec dates et noms.
  2. Contacter la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) pour orientation et pour déposer une plainte si une discrimination est suspectée.[1]
  3. Si le problème porte sur une expulsion ou des conditions de bail, envisager de déposer une demande au Tribunal administratif du logement et suivre sa procédure de dépôt.[2]
  4. Consulter un conseil juridique tôt si des recours ou des dommages-intérêts sont recherchés ; préserver les éléments de preuve et les délais.

Points clés

  • La source de revenu peut être protégée par le droit québécois en matière de droits de la personne ; appliquez des critères de sélection uniformes.
  • Déposez des plaintes auprès de la CDPDJ et des demandes au Tribunal administratif du logement selon le cas.

Help and Support / Resources


  1. [1] Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse - CDPDJ
  2. [2] Tribunal administratif du logement