Guide sur la détention psychiatrique involontaire à Montréal

Santé publique et bien-être Quebec 4 min de lecture · publié 11 février 2026 Flag of Quebec

À Montréal, Québec la détention psychiatrique involontaire est régie par la législation provinciale en santé mentale et par les autorités de santé plutôt que par des règlements municipaux. Ce guide explique le processus type, qui peut demander ou autoriser une détention, les droits des patients, les voies de recours et comment contacter les services de santé locaux. Il s'adresse aux résidents de Montréal et aux procédures administrées par les hôpitaux et le réseau CIUSSS ; l'autorité légale de la détention relève de la loi provinciale et non des ordonnances municipales.[1]

Vue d'ensemble

La détention involontaire à Montréal est appliquée par les hôpitaux et les agences régionales de santé en vertu de la loi du Québec. Les policiers ou le personnel médical peuvent amener une personne pour évaluation si celle-ci est jugée dangereuse pour elle-même ou pour autrui. Les hôpitaux, les psychiatres et les responsables désignés prennent les décisions cliniques et juridiques d'admission et de rétention à court terme en attendant les procédures de révision prévues par la loi provinciale.[1]

Si vous ou une personne que vous connaissez faites face à une détention involontaire, demandez au personnel hospitalier le nom du clinicien responsable et le fondement légal de la détention.

Qui peut ordonner ou initier une détention

  • Les policiers présents sur les lieux, lorsqu'une personne paraît présenter un danger imminent, peuvent conduire la personne à l'hôpital pour évaluation.
  • Les médecins et cliniciens désignés en santé mentale peuvent certifier la nécessité d'une admission temporaire ou d'une rétention continue pour évaluation et traitement.
  • Les administrateurs hospitaliers et les directeurs de programmes de santé mentale traitent la documentation clinique et juridique requise par les règles provinciales.
  • Les membres de la famille ne peuvent pas ordonner directement une détention mais peuvent demander une évaluation et fournir des renseignements aux cliniciens.

Sanctions et application

La détention psychiatrique involontaire est un processus de droit de la santé ; elle n'entraîne pas d'amendes municipales. L'application est clinique et administrative : ordonnances hospitalières, rétention en établissement et révision judiciaire plutôt que sanctions pécuniaires. Les amendes monétaires pour la détention ne s'appliquent pas ou ne sont pas précisées sur les pages provinciales citées.[1]

  • Amendes monétaires : non applicables pour la rétention clinique; non précisées sur la page citée.
  • Sanctions non pécuniaires : ordonnances d'admission hospitalière, rétention continue, directives de traitement et révisions judiciaires.
  • Organismes chargés de l'application : hôpitaux, unités psychiatriques et autorités régionales de santé (CIUSSS); la police peut aider au transport et à l'application des ordonnances hospitalières. Consultez les informations locales du CIUSSS pour les contacts et procédures.[2]
  • Recours et révision : les patients disposent de droits à la révision et à la représentation légale; les délais précis pour les recours ou révisions sont régis par la loi provinciale et ne sont pas précisés sur la page citée.
  • Moyens de défense/discrétion : la discrétion clinique et les garanties procédurales s'appliquent; les admissions d'urgence font l'objet de procédures de révision post-admission prévues par la loi provinciale.
Le personnel hospitalier doit informer les patients du motif de la détention et des options de révision disponibles.

Demandes et formulaires

Les formulaires et la documentation sont traités par les hôpitaux et le CIUSSS ; aucun formulaire municipal n'est requis. Si vous avez besoin d'un numéro de formulaire provincial précis, consultez le bureau d'admission de l'hôpital car les pages publiques ne listent pas un numéro de formulaire universel ni un barème de frais pour l'admission involontaire.[2]

Droits et procédures des patients

  • Droit à l'information : les patients doivent recevoir les raisons de l'admission et le nom du clinicien responsable.
  • Droit à la révision : des procédures existent pour la révision de la détention involontaire par un organisme indépendant ou un tribunal selon la loi provinciale ; demandez à l'hôpital comment demander une révision.
  • Droit à un conseil juridique : les patients peuvent demander des conseils juridiques et une représentation; les hôpitaux indiquent généralement les options d'aide juridique.
  • Droit aux dossiers médicaux : les patients peuvent demander leurs dossiers et notes cliniques auprès du service des dossiers de l'hôpital; les délais et frais éventuels dépendent de la politique du CIUSSS.
Les règlements municipaux n'autorisent pas la détention psychiatrique involontaire à Montréal ; la loi provinciale en est l'autorité.

FAQ

La Ville de Montréal peut-elle ordonner une détention psychiatrique involontaire ?
Non. La détention involontaire est régie par la législation provinciale en santé mentale et administrée par les hôpitaux et les autorités régionales de santé.
Qui réexamine une détention involontaire ?
Une procédure de révision provinciale ou une révision judiciaire s'applique ; demandez à l'hôpital quel mécanisme et quels délais s'appliquent à la détention.
Y a-t-il une amende si l'on refuse le traitement ?
Non, aucune amende pécuniaire n'est imposée par un règlement municipal pour le refus d'un traitement psychiatrique ; le traitement et la détention sont traités en droit de la santé et par des ordonnances cliniques.

How-To

  1. Parlez immédiatement aux cliniciens et demandez le fondement légal et la documentation de toute détention.
  2. Demandez les coordonnées des relations avec les patients de l'hôpital, du bureau des plaintes du CIUSSS et des services d'aide juridique.
  3. Informez-vous sur la procédure pour demander une révision ou un recours et notez les délais communiqués par le personnel.
  4. Si vous estimez que des droits sont violés, contactez le service des plaintes du CIUSSS et envisagez de consulter un avocat rapidement.

Ressources et soutien


  1. [1] LegisQuébec - Loi sur la protection des personnes dont l'état mental présente un danger
  2. [2] CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal - services de santé mentale